Les retouches avant l'assemblage
Certaines retouches photo ou corrections doivent être opérées avant l'assemblage des photographies quand l'on cherche la plus haute qualité finale. En effet, certains défauts qui peuvent apparaître sur l'image finale sont pratiquement impossible à corriger en post-traitement. C'est notamment le cas des distorsions optiques que nous verrons dans la page suivante qui leur sera entièrement consacrée. C'est également le cas du vignetage comme vous le verrez ci-dessous. Mais, pour gagner un peu de temps, il sera préférable de faire les autres - Niveaux etc. - sur la photographie assemblée.

Niveaux, vignetage & balance des blancs
Si la première correction peut être effectuée directement sur le panorama final donc une seule fois, la deuxième donc le vignetage doit absolument être corrigé AVANT l'assemblage car les logiciels d'assemblage ne savent pas le faire et pour une bonne raison, ils n'ont aucune raison !
La luminosité
Parce qu'elles ont toutes été prises en mode d'exposition manuelle, toutes les photos peuvent avoir été globalement sous ou surexposées - indépendamment du fait qu'il y ait des différences d'un tiers de diaphragme entre deux photos consécutives -. Soit on les retouchera toutes une par une en les éclaircissant/assombrissant en leur appliquant un niveau dans Photoshop par exemple dès ce stade, soit on le fera sur le panorama final et donc sur une seule image.
Plusieurs éléments de réponse sont à considérer :
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Les photos ont été prises en format RAW et elles doivent donc être développées avant l'assemblage même si certains logiciels d'assemblage comme Autopano Giga savent assembler des fichiers RAW, sans développement préalable. Je ne vois toujours pas l'intérêt !
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Les photos ont été prises en 16 bits (TIFF ou RAW) et le logiciel d'assemblage les gère; les corrections de luminosité doivent se faire de préférence sur l'image finale assemblée. (Attention, l'assemblage est plus long et l'image finale deux fois plus lourde !).
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Les photos ont été prises en 16 bits (TIFF ou RAW) mais le logiciel d'assemblage ne les gère pas; Les corrections principales -rattrapages important de luminosité - se feront de préférence sur les fichiers 16 bits et l'assemblage à partir d'images converties en 8 bits.
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Les photos ont été prises en 8 bits et en JPEG et là, quelque soit le logiciel d'assemblage, on fera les corrections sur l'image finale assemblée pour aller plus vite.
Le vignetage
Parce qu'il est très visible en numérique - peut-être même plus qu'en argentique - et parce que les logiciels d'assemblage, quels qu'ils soient, ont du mal à le gérer et pour cause - ils n'ont aucune raison de le faire puisque chaque bord de photo a la même luminosité - , il faut faire très attention à bien corriger le vignetage des photos AVANT l'assemblage. En effet, une image panoramique dont les images sources possèdent du vignetage se repère tout de suite aux zones plus sombres verticales qui marquent la zone de jonction entre deux photos consécutives comme on peut le voir sur les images ci-dessous. Donc quelque soit le logiciel de retouche que vous utilisiez, il est presque impératif d'enlever le vignetage AVANT l'assemblage.


1 - Les photos ont été assemblées sans correction du vignetage. Chaque zone de recouvrement est marquée. 2 - une fois corrigée, très facilement d'ailleurs à partir de fichiers RAW et notamment automatiquement dans Camera Raw de Photoshop (depuis la version 6.2), le panorama final est exempt de marque au niveau des zones de recouvrement dans le ciel.
La balance des couleurs
Un des gros avantages des APN est leur réglage de la balance des couleurs dès la prise de vue. Cela fonctionne vraiment très bien. Mais comme pour la luminosité, des corrections peuvent être nécessaires chez soi, devant l'écran d'ordinateur. Là encore, on aura intérêt à les faire sur une image en 16 bits et, mieux encore, si l'on veut travailler avec ceintures et bretelles comme dit mon ami Maxime Champion (!), travailler en RAW. De plus, il est alors très facile d'harmoniser une série panoramique puisque toutes les photos peuvent se synchroniser sur la photo de référence. Cela dit et essentiellement si vous assemblez vos photos avec Autopano Giga, il sera facile de demander au logiciel de rattraper une petite correction, même si elle n'avait pas été réalisée avant l'assemblage. Mais vraiment, travaillez plutôt en RAW !

Propriétés des photos
Par propriétés des images j'entends la taille du fichier en pixels et le format de l'extension : JPEG, TIFF ou PSD.
Taille de l'image
Une seule chose semble vraiment importante : toutes les images doivent avoir la même taille en pixel sinon le logiciel d'assemblage n'en voudra pas (avec une fois encore une exception notable : Autopano Giga). Une fois que l'on a décidé quelle taille aura notre image finale, au moins en hauteur et donc suivant l'usage que l'on souhaite en faire ( Web ou impression ) il faudra les redéfinir en taille. Dans Photoshop cela s'effectue par le menu Image/Taille de l'image. Dans la fenêtre qui s'ouvre, on définit la résolution ( 96 dpi pour le web - même si cela n'a aucune espèce d'importance ! -, autour de 240 dpi pour l'impression selon ses propres essais et préférences ), on coche "garder les proportions" et interpolation bilinéaire si on réduit les photos et on définit la taille de l'image en cm ou en pixels. Le logiciel travaille pour nous ensuite. Plus les images seront légères et plus le logiciel d'assemblage travaillera vite. Il n'est donc peut-être pas besoin de lui donner des images pleine résolution si c'est pour tirer un format carte postale ou pour un site Internet. Il ne faut pas oublier que l'on va assembler beaucoup d'images et que le poids final, assemblé, peut être très lourd et dépasser les 500 Mo.
Remarque sur les résolutions : 72 dpi et autres...
Pour une raison que j'ignore, j'entends toujours parler de 72 dpi pour les images internet. Or une image affichée sur un écran s'affichera de la même façon à 72 dpi - sa résolution - , davantage ou moins. En effet, ce qui compte alors c'est uniquement sa définition. Un pixel image sera toujours affiché par un pixel écran. Une photo dont la définition est 800x600 occupera 800x600 pixels de votre écran, qu'elle soit en 72 dpi ou autre. En revanche, à partir de 800x600 pixels on peut imprimée cette image plus ou moins grande selon sa résolution (72, 96, 240, 300 dpi). A 256 dpi par exemple, cette image sera imprimée en 8x6 cm (puisque il y a 100 pixels par centimètre dans cette résolution donc 800 / 100 = 8 cm).
Pour finir de vous en convaincre, mesurez la taille de votre écran en centimètre -mon Quato mesure 43 cm de large- et calculez la résolution de votre écran -mon écran affiche 1600 pixels dans cette largeur-. Ainsi mon Quato a une résolution de : 1600/ (43/2,56) = 95 dpi ! Essayez chez vous pour voir...
Heureusement que la résolution d'une image pour l'afficher sur Internet n'a aucune importance car alors toutes nos images en 72 dpi devraient singulièrement manquer de piqué ! Elles devraient être toutes sous-échantillonnées, or, évidemment il n'en ai rien. Ouf ! |
Le format des images
J'attire votre attention sur le format des images car si tous les logiciels d'assemblage acceptent les images au format JPG, il n'en est pas de même du format TIFF, 8 ou 16 bits, PSD et encore moins du format RAW - le format brut, souvent propriétaire -. Il faudra en effet peut-être convertir les images avant de les assembler. Dans certains cas, si l'on veut travailler sur des images non compressées, il faudra les enregistrer en format BMP car certains logiciels n'acceptent même pas le format TIFF. De moins en moins vrai cependant.

L'outil tampon/correcteur
De nombreux artéfacts comme des poussières ou des flares ne se retrouveront pas forcément au même endroit sur deux photos consécutives si bien que le logiciel d'assemblage les effacera automatiquement sans que l'on est besoin d'intervenir. Cependant, dans certains cas, il est souhaitable d'enlever certains défauts AVANT l'assemblage.
Les poussières
Qui dit outils tampon(s) ou correcteur(s) dit poussières mais là, les appareils numériques compacts à objectif non interchangeable ou encore les reflexs et leur système antipoussière, depuis 2008 environ manifestement très efficace, ont un énorme avantage : aucune poussière ou presque ! Je vous laisse imaginer le travail que cela pouvait représenter sur des diapos 24×36 scannées à 2900 dpi pour réaliser des posters. Les systèmes antipoussières des scanners avaient intérêt à bien fonctionner ! Il m'arrivait de passer deux heures sur mes scans de diapos 120×50 mm du Noblex... J'essaie d'enlever les plus grosses dès ce stade même si j'en ai de moins en moins tant le système Canon fonctionne bien, sans atteindre le niveau de mon ancien Olympus E1, parfait, lui ! A noter également que l'on récupère de moins en moins des poussières comme sur l'image ci-contre.
Les objets gênants
Et bien sûr, on peut se servir de ces outils pour enlever les détails gênants pris en photo et là, cela sera une affaire personnelle. Pour ma part, quand un paysage me touche, c'est qu'il n'y a pas ou très peu de détails qui me fâchent et les retouches de cet ordre sont donc finalement très peu nombreuses. En revanche, en ville, le travail peut être nécessaire, notamment à cause des panneaux de circulation, parfois vraiment disgracieux. Enfin, quand le trépied est visible sur la photo prise avec des objectifs fish-eye, je préfère alors l'enlever à ce stade car la photo n'est pas trop déformée par la projection sphérique.
Les halos du soleil
L'effet de flare - halos du soleil ou de toute source lumineuse très intense - diminue fortement le contraste des photos et bien sûr est fort disgracieux. Comme il est montré à la page 156-159 du livre de Gérard Perron " La photographie interactive " - livre épuisé -, ceux-ci sont souvent très ennuyeux à éliminer car ils sont très nombreux et sur des surfaces importantes. Même si le nouvel outil tampon de Photoshop ( J - Correcteur ) est parfois impressionnant d'efficacité, il n'est pas certain, sans y passer des heures, que l'on arrivera à les enlever proprement. Et bien, l'astuce donnée consiste à cacher le soleil avec sa main ou mieux un petit cache noir ( Comme en labo photo pour réaliser un maquillage ) que l'on gommera avec l'outil tampon plus facilement. En effet, ce cache se trouvera dans une zone du ciel qui est largement surexposée donc sans gradient de luminosité. Il sera ainsi très facile d'éliminer ce cache par retouches successives. La deuxième méthode citée dans le livre consiste à prendre deux images, une sans cache et une avec et d'assembler les deux ensemble dans un logiciel de retouche d'image en veillant à ne coller que les parties hautes ensemble.
Remarque sur les objectifs
Après avoir réalisé de nombreux tests avec toutes sortes d'objectifs de qualités et de marques différentes, il apparaît clairement que tous ne sont pas égaux devant le flare. Ainsi, au-delà du nombre de pixels, de la qualité intrinsèque des optiques, en photographie panoramique, la protection contre ce défaut est un atout majeur et les constructeurs en ont pris conscience et y sont maintenant vigilants.
Les optiques récentes sont ainsi nettement mieux corrigées contre ce défaut et j'en veux pour preuve le Canon 16/35 mm F 2,8 de première génération qui était, la nuit totalement inutilisable alors que la deuxième version était elle parfaitement corrigée...
Ainsi, que cela soit en terme de qualité de correction du flare ou encore du pouvoir séparateur des objectifs, j'essaie d'acheter tout le temps les dernières versions des focales que j'affectionne. |
Enfin, certaines retouches pourront encore être faites sur l'image finale assemblée. Il n'est donc pas obligatoire de corriger chaque photo à ce stade là.
La gestion des couleurs
La gestion des couleurs, largement décrite sur mon site internet personnel, ne peut se résumer en quelques lignes mais je souhaite tout de même préciser quelques notions ici.
L'affichage correct des couleurs dépend directement d'une gestion des couleurs maîtrisée. Si l'appareil photo le permet, le photographe travaillera donc de préférence en RAW afin de choisir parmi quatre espaces colorimétriques neutres alors qu'en format JPEG seuls deux auraient été possibles. Si cependant le choix est permis, j'attire votre attention sur le fait que très peu de logiciels d'assemblage hormis PTGui gèrent la couleur et les profils ICC. Leur unique espace colorimétrique de travail est le sRGB. Si vos images ont été enregistrées dans cet espace - avec ou sans profil ICC incorporé - elles s'afficheront correctement. Si vos images sont enregistrées dans un autre espace, plus grand -, elles paraîtront ternes et délavées quand vous les ouvrirez dans le logiciel d'assemblage. Cela n'a aucune incidence sur la qualité intrinsèque de vos photos mais uniquement sur leur affichage. Quand le logiciel enregistrera la photo panoramique, pas plus qu'il ne gère les couleur à l'ouverture il ne les gérera à l'enregistrement. Donc quand vous ouvrirez cette image dans Photoshop correctement paramétré, il vous indiquera qu'elle ne contient pas de profil ICC. Il vous suffira alors de lui attribuer le profil ICC avec lequel vous avez développé les photos dans Camera Raw, par exemple, ou bien celui choisit dans les menus de votre appareil photo si vous avez pris vos photos en JPEG. Malheureusement non seulement la plupart des logiciels d'assemblage ne savent pas lire un profil ICC mais en plus ils le suppriment !
Pour en finir avec les retouches AVANT l'assemblage, nous allons maintenant nous intéresser à la correction des distorsions optiques des objectifs - Corrections des distorsions optiques 

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"Apprendre la photo panoramique avec Kolor Autopano " - Version 2011 -
Réédition ! Arnaud Frich - DVD de formation - 6 heures - 2011 © Elephorm, Le Bourget du Lac.
Dans cette réédition de mon DVD dont la première version datait de 2008, je vous guide en vidéo afin de maîtrisez tous les aspects de la prise de vue panoramique avec la dernière version d'Autopano Giga. "Apprendre la photo panoramique avec Kolor Autopano" est disponible chez Elephorm.com. En savoir plus 
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