Préparatifs pour la prise de vue
Reste maintenant à préparer la prise de vue ce qui oblige à prendre un certain nombre de décision d'ordre esthétique et d'autres bien plus terre à terre... C'est bien avant que se décide la focale que l'on va utiliser, c'est maintenant que se décide le point de vue de la future visite virtuelle, que se réalise la mise en place du boîtier à la pupille d'entrée ainsi que la mise à niveau de la rotule ou encore se décide la profondeur de champ à adopter....
Choix du cadrage
Dans une visite virtuelle, surtout en 180° x 360°, on montre toute une scène. Il n'y a donc pas à proprement parler de cadrage mais plutôt la notion de point de vue. Celui-ci devient primordial. Selon le point de vue choisi, la visite virtuelle pourra être "ennuyeuse" ou pas. Il est important de choisir également ici l'objectif que l'on va utiliser...
Choix du point de vue
Puisque si vous réalisez une visite virtuelle complète vous allez tout montrer, l'endroit où vous allez vous placer devient très important. J'ai donc deux remarques à partager :
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Il est préférable de ne pas toujours se placer au centre d'une pièce car c'est ennuyeux à la longue. Varier les points de vue permet aux visites virtuelles d'offrir un "mouvement de caméra " différent à chaque fois.
-
Le choix du sujet et de la lumière est peut-être encore plus primordial - si c'est possible ! - qu'en photo classique. Attention aux grands écarts de luminosité entrée l'intérieur et l'extérieur d'une pièce.
Astuce ! il y a toujours un moment où les lumières intérieures et extérieures s'équilibrent...
Voilà bien là les seuls points où le photographe redevient un peu photographe voire réalisateur de cinéma et non seulement un technicien rigoureux !
Choix de la focale
On sait maintenant que la seule incidence du choix de la focale se fera sur le nombre de photos que l'on aura besoin de prendre pour photographier une sphère complète. Cela varie de deux photos prises avec un fisheye circulaire à des centaines avec un téléobjectif. Avec un petit grand-angle comme le 35 mm, il faut tout de même 52 photos ! Avec un fisheye plein format comme le 10,5 mm DX Nikon monté sur un D300 ou D7000 - capteur APS - ou un Canon 15 mm fisheye monté sur un Canon 5D Mark II, il ne faut plus que 8 photos, 6 pour le cylindre et deux pour le sol et le plafond. Cela permet d'aller vite et d'avoir tout de même suffisamment de pixels "sous la main". Avec un 17 mm par exemple, toujours en équivalence 24 × 36, il faut maintenant 18 photos, tout comme avec un 14 mm d'ailleurs. Deux rangées de huit photos, orientées vers le haut puis vers le bas et toujours nos deux photos pour le zénith et le nadir. Le changement de focale n'est pas suffisant pour diminuer significativement le nombre de photos nécessaire...
Choix du nombre d'images
Le nombre d'images dépend bien sûr de la focale de l'objectif, ainsi que du recouvrement que l'on décidera. Celui-ci - voir ci-dessous - devra tourner autour de 25/30 %, c'est-à-dire que chaque image aura en fait une largeur "utile" de seulement 70 % environ (100 % - 30 %). Il ne doit pas dépasser 50 % pour d'évidentes raisons mais n'a finalement pas tant d'importance que cela. On rajoute simplement des photos inutiles.
Il n'est pas important que TOUS les recouvrements aient exactement le même pourcentage.
Une formule toute simple peut donner une idée assez précise du nombre de photos que l'on devra prendre selon le panorama final voulu avec une tête panoramique manuelle :
Combien de photos ?
N = A / ( 70 / 100 × ADCO *)
N = nombre d'images à prendre;
A = angle de champ du panorama;
(70/100 = seule environ 70% de la photo est utile car 30% servent de zone de recouvrement).
* ADCO = angle de champ de l'objectif ( HFOV en anglais ). Cet angle de champ est l'angle de champ réel de l'objectif. Donc soit dans le sens du petit côté si l'appareil est en position verticale ( appelée aussi position portrait ), soit dans le sens de la longueur si l'appareil est en position horizontale ( appelée aussi position paysage ).
Attention : les catalogues indiquent presque toujours l'angle de champ de l'objectif dans sa diagonale. Une règle de trois permet très facilement de retrouver l'angle recherché :
ADCO = AO × L ou H / DC
ADCO = angle de champ utile de l'objectif;
AO = angle de champ donné par le fabricant pour un objectif donné et une focale donnée;
L ou H = largeur ou hauteur du format du capteur;
DC = diagonale du format du capteur.
Exemple dans le cas d'un objectif de 15 mm Fish-eye en format 24x36 - donnée constructeur DC = 180 ° - et l'appareil est placé verticalement :
ADCO = 180 °× 36 / 43,27.
ADCO = 150 ° en hauteur;
ADCO = 100 ° en largeur.
Dans notre exemple, cette formule, si l'on veut obtenir un panorama de 360 ° avec un objectif de 15 mm FE mis en position portrait, nous dit qu'il faudrait que nous prenions :
N = 360 ° / ( (70 / 100) × 100 ° ) soit :
N = 5,14 images donc 6 photos avec un recouvrement confortable.
Et l'on voit qu'il suffit d'une seule photo vers le plafond et le sol pour fermer la sphère soit 8 photos en tout.
N.B. Avec les têtes panoramiques motorisées, c'est la tête qui calcule automatiquement le nombre de photo dont elle a besoin, une fois que l'on a répondu aux différentes questions : de où à où ? quelle focale ? quel recouvrement ? simplissime ! |
Tableau de quelques focales/nombre de photos
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En équivalent 24 x 36 - Divisez la focale par 1,5 ou 1,6 pour avoir l'équivalent APS-C. |
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Champ
/
diagonale |
Photos/
Rangées/
Inclinaison |
Nb
de photos |
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8 mm FE - Circ. |
|
2 ou 3 (1) |
0° |
2/3 |
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15 mm FE - PF |
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6 + Z + N |
0° |
8 |
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14 mm |
110° |
2 x 8 + Z + N |
+-30°/+-90° |
18 |
| |
17 mm |
100° |
2 x 8 + Z + N |
+-30°/+-90° |
18 |
| |
24 mm |
84° |
3 x 10 + Z + N |
0°/+-45°/+-90° |
32 |
| |
35 mm |
64° |
4 x 12 + Z + N |
+-17°/+-55°/+-90° |
50 |
| |
50 mm |
45° |
6 x 21 + Z + N |
+-15°/+-40°/+-65°/+-90° |
128 |
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(1) - Avec un objectif FE circulaire, on peut très bien ne prendre que deux photos mais elles sont tout juste raccords. Il est préférable d'en prendre trois.
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Z + N : Zénith et Nadir |
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Attention ! si vous choisissez de prendre deux photos circulaires, certes vous aurez vos 180x360° en seulement deux photos mais même prises avec un 20 Mo de pixels, votre visite virtuelle ne sera pas bien grande à cause du fort recadrage ! Avec un fish-eye circulaire, vous n'utilisez qu'une petite partie des pixels de votre capteur...
Pourquoi au moins 25% de recouvrement ?
Il faut, bien sûr, que le logiciel ait suffisamment de matière première pour reconnaître les parties communes de deux clichés consécutifs à assembler afin d'y coller les points de contrôle ou de reconnaissance. Mais il existe aussi une deuxième raison à laquelle on ne pense pas forcément : l'harmonisation des luminosités ou des balances des couleurs entre deux photos. En effet, la réussite de l'assemblage se comptera notamment à la hauteur de sa discrétion donc, entre autre, à l'absence de "zones" entre deux photos consécutives sur l'assemblage final. Les causes peuvent être variées puisque aux simples différences d'exposition ou de balance des blancs peut s'ajouter le vignetage, souvent présent même quand le diaphragme est bien fermé. Et pour se faire, il lui faut au moins 25% de recouvrement. Aujourd'hui, j'aurai même tendance à préconiser 30 à 35%. Plus la zone de recouvrement sera grande et plus le dégradé sera discret.
Attention ! Ne pas oublier de placer le positionneur sur le bon nombre de crans dont vous avez besoin !

Choix de l'objectif - qualité, distorsions optiques -
En photo panoramique, deux choses nous importent lorsque l'on parle de l'objectif :
La qualité optique
Presque tous les objectifs du marché sont aujourd'hui au minimum très bons. Certains sont évidemment excellents et c'est très important en photo panoramique. Pour ce qui est de la création d'une visite virtuelle, je suis moins formel. Une bonne optique suffit. La plupart du temps on travaillera avec le diaphragme très fermé pour avoir un maximum de profondeur de champ et pourra alors apparaître les effets de la diffraction c'est-à-dire une légère perte de netteté. (Ce n'est pas si grave car il est possible de rattraper cela avec une sur-accentuation).
Les distorsions optiques
En revanche, il est une autre caractéristique bien plus importante : les distorsions optiques. J'y consacre d'ailleurs une page entière.
Lorsque l'objectif possède beaucoup de distorsions optiques, il est fréquent de voir des assemblages de lignes droites, notamment, imparfaits avec la plupart des logiciels d'assemblage. En effet certains logiciels comme PTGui ou la dernière version d'Autopano Giga (2.6) ont faits de tels progrès que les choses évoluent positivement. Les droites ne se chevauchent pas parfaitement. Il faut donc faire des retouches après l'assemblage dans Photoshop. Cela entraîne une perte de temps. Trop souvent on incrimine d'ailleurs le réglage de la pupille d'entrée ! C'est peut-être encore plus important en visite virtuelle car on assemble les photos prises dans tous les sens. Moins l'objectif possède de distorsions résiduelles (bien cachées sournoisement derrière la grosse déformation due au principe optique de l'objectif fisheye !), et plus l'assemblage sera parfait du premier coup, sans besoin de retouches.
Vous pensez bien que tous les objectifs ne sont pas logés à la même enseigne et il y a de tout ! Du très piqué très distordus, très piqué et très peu distordus, assez bon mais peu distordus, etc.
Mon avis : je préfère une optique un peu moins piquée mais sans distorsions car je sais que l'assemblage sera bon du premier coup !
Tableau récapitulatif des objectifs fisheyes
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Objectifs |
Distorsions |
Prix (€) |
| |
|
Nikkor 10,5 mm FE |
***** |
670 |
| |
|
Nikkor 16 mm FE |
***** |
720 |
| |
|
Canon 15 mm FE |
***** |
820 |
| |
|
Canon 8-15 mm FE |
? |
1420 |
| |
|
Sigma 4,5 mm FE |
*** |
815 |
| |
|
Sigma 8 mm FE |
*** |
800 |
| |
|
Sigma 10 mm FE |
*** |
600 |
| |
|
Samyang 8 mm FE |
***** |
280 |
Tableau récapitulatif des objectifs courtes focales
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|
Objectifs |
Distorsions |
Prix (€) |
| |
|
Nikkor 10-24 mm DX |
*** |
820 |
| |
|
Nikkor 12-24 mm |
*** |
1140 |
| |
|
Nikkor 14 mm |
** |
1650 |
| |
|
Canon 14 mm II |
** |
2300 |
| |
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Sigma 10-20 mm DG |
*** |
520 |
| |
|
Sigma 12-24 mm DG |
*** |
800 |
| |
|
Tamron 10-24 mm Di II |
*** |
400 |
| |
|
Samyang 14 mm |
** |
320 |
| |
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Quelques remarques personnelles ! Les focales très courtes orthoscopiques (non fisheyes) sont toutes très distordues. La qualité des assemblages va beaucoup dépendre du logiciel d'assemblage. Jusqu'à la version 2.5 d'Autopano Giga, pourtant un des meilleurs logiciels d'assemblage, les assemblages étaient particulièrement mauvais avec ces optiques, quand ils étaient seulement possibles. Avec la nouvelle version 2.6, la donne a très sérieusement changé... le logiciel incorpore en effet de nouveaux algorithmes de correction de distorsions complexes qui révolutionne l'assemblage. Notons au passage que sur ce critère, PTGui avait une avance incontestable.
Les fisheyes s'assemblent eux
au minimum correctement et parfois même parfaitement. C'est presque une gageure avec des images aussi déformées. Oui, mais une déformations n'est pas une distorsions ! A ce titre on peut citer le Nikkor 10,5mm DX pour capteur APS ou encore le Canon 15 mm FE pour capteur 24 x 36. Ces deux optiques sont au dessus du lot pour la qualité d'image et pour ce qui nous intéresse ici, leur distorsions. Assembler un panorama 180 x 360 ° sans artéfacts d'assemblage n'est pas exceptionnel !
Avec les autres, il y aura plus ou moins d'artéfacts d'assemblage et parfois franchement trop pour qui veut réaliser régulièrement des visites virtuelles.
La dernière bonne surprise vient du 8 mm Samyang pour capteur APS. En effet, à 280 €, si la qualité optique n'est pas au sommet elle est largement suffisante à F11 (l'accentuation lui fait beaucoup de bien), les six aigrettes sur les sources lumineuses
sont assez fines, la profondeur de champ à F11, réelle et la mise au point manuelle, onctueuse, parfaite pour réaliser notre prise de vue où on n'a surtout pas besoin d'autofocus. Son rapport qualité/prix est tout bonnement incroyable !
Enfin, l'ensemble D700 ( ou D2X ) + Nikkor 10,5 mm DX, s'il est techniquement utilisable est en pratique d'aucun intérêt car le nombre de pixels est ridicule dans cette configuration. Les visites virtuelles sont en effet alors toutes petites...
Mes objectifs préférés...
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Nikkor 10,5 mm 2,8 DX Fisheye
Peut-être l'objectif qui s'assemble le mieux pour boîtier Nikon APS :
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Très bonne qualité d'image mais sans plus avec 16 Mo de pixels;
-
Peu de chromatisme qui se corrige facilement;
-
Très bonne homogénéité;
-
Aigrettes un peu trop nombreuses cependant.
Une valeur sûre ! |
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Spécifications techniques
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Constructeur |
Distance MaP |
format |
Poids Kg |
Prix € |
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Nikkor 10,5 mm FE DX |
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∞ -0,14cm |
APS |
0,300 |
740 |
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Acheter le Nikkor 10,5 mm FE DX
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|
Revendeurs |
Prix (€) |
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| |
|
Amazon.fr |
676,67 |
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| |
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Miss Numérique |
739,90 |
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Canon 15 mm 2,8 Fisheye
Peut-être l'objectif qui s'assemble le mieux en 24x36 (pour Canon) :
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Très bonne qualité d'image, même avec 21 Mo de pixels;
-
Peu de chromatisme qui se corrige facilement;
-
Très bonne homogénéité;
-
Belles aigrettes avec sources lumineuses.
Une valeur sûre ! (est remplacé par le nouveau 8-15 mm fisheye). |
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Spécifications techniques
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Constructeur |
Distance MaP |
format |
Poids Kg |
Prix € |
|
Canon 15 mm 2,8 FE |
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∞ -0,20 cm |
24x36 |
0,330 |
820 |
|
Acheter le Canon 15 mm FE
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Revendeurs |
Prix (€) |
|
| |
|
Amazon.fr |
1299,00 |
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Miss Numérique |
- |
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Samyang 8 mm 3,5 Fisheye
Le meilleur rapport qualité/prix pour APN au format APS :
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Bonne qualité d'image, même avec 18 Mo de pixels;
-
Peu de chromatisme qui se corrige facilement;
-
Bonne homogénéité sans plus mais suffisante;
-
Assez belles aigrettes sur les sources lumineuses;
-
Nombreuses bagues : Canon, Nikon, Pentax, Sony, Olympus.
Mise au point manuelle et fermeture du diaphragme non automatique absolument pas gênante pour réaliser une visite virtuelle. Le piqué n'est as extraordinaire par défaut mais s'améliore énormément en sur-accentuant l'image. |
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Spécifications techniques
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Constructeur |
Distance MaP |
format |
Poids Kg |
Prix € |
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Samyang 8 mm 3,5 FE |
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∞ -0,30 cm |
APS |
0,415 |
280 |
|
Acheter le Samyang 8 mm FE (vers. Canon)
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Revendeurs |
Prix (€) |
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| |
|
Amazon.fr |
278,00 |
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Miss Numérique |
268,90 |
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Réglages de l'objectif
Lorsque l'on cherche à prendre en photo une sphère complète, deux réglages sont très importants sur l'objectif : la mise au point et le choix de la profondeur de champ. Le deuxième a une grosse influence sur le premier comme nous le verrons ci-dessous.
Choix de la mise au point
Si on a appris que la focale pouvait être modifiée sur un zoom, et bien il faut également faire très attention à la mise au point en photographie panoramique par assemblage. Remarque importante ! En effet, même si c'est presque imperceptible à l'oeil nu, il y a bien une très légère variation de focale quand on modifie légèrement la mise au point. Cette variation n'est que de quelques pixels or c'est fondamental dans ce cas présent. Le logiciel d'assemblage ne retrouve plus exactement au même endroit les mêmes détails appartenant à deux photos consécutives et il ne peut donc les coller ensemble parfaitement. Un peu comme une distorsion en moustache ou comme si l'objet avait bougé.
Mes conseils ! Donc une fois que l'on a réalisé la mise au point, il n'est plus pensable de vouloir en changer dans le cas où vous souhaiteriez un assemblage de haute définition or projets artistiques souhaités. Une exception : la réalisation de projet gigapixels car là, on est obligé de modifier légèrement le point entre deux rangées de photos car plus la tête s'incline et plus le sujet est proche, surtout à 300 ou 600 mm de focale. Dans les faits ce n'est finalement pas gênant alors.
Enfin, lorsque l'on photographie au fisheye donc avec une focale très courte, la profondeur de champ est telle qu'à F11,0, on travaille presque tout le temps avec une mise au point vers 1 m et on est net de l'infini à 0,50m ! Il n'y a donc pas besoin de refaire la mise au point comme avec un téléobjectif ou même un 50mm.
Choix de la profondeur de champ
Comme toutes les images devront être prises avec la même mise au point (voir ci-dessus), il ne sera pas possible de faire varier la profondeur de champ sur une même photo. Pour choisir sa zone de netteté on aura donc recours à la profondeur de champ des objectifs et parfois à l'hyperfocale si l'on souhaite un maximum de profondeur de champ. Avec un fisheye, à l'hyperfocale c'est-à-dire vers 1 m de mise au point avec un 8 ou 10 mm de focale, on est naturellement net de l'infini à 50 cm à F11,0/F16,0.
Avec un fisheye, le problème de la mise au point et de la profondeur de champ sera donc vite réglé ! On peut presque utiliser en permanence la même mise au point et le même diaphragme. pratique même si on perd peut-être un peu de piqué à cause de la diffraction.
Mon conseil ! Si votre photo est piquée parce que vous avez utilisé le diaphragme optimal mais que la profondeur de champ est insuffisante, vous n'arriverez jamais à rattraper ce manque de netteté avec une sur-accentuation. La diffraction, si ! Je préfère une photo nette mais moins piquée car cela se rattrape beaucoup mais pas l'inverse...

Mise à niveau de la rotule et de l'appareil photo
La mise à niveau de la tête panoramique est très important comme nous l'avons vu sur la page consacrée au trépieds et embases de mise à niveau. Elle peut être effectuée grâce aux réglages des branches du trépied, grâce à l'inclinaison de la branche centrale de certains trépieds photo ou encore grâce à embase de mise à niveau.
Sur le trépied
Si l'on ne possède aucun accessoire de mise à niveau particulier, la mise à niveau de la tête panoramique s'effectue en jouant, tout à fait classiquement, sur le réglage indépendant de chaque bras du trépied. Il suffit de monter et descendre chacune des trois branches du trépied afin de mettre à niveau la rotule. Ce n'est guère pratique et précis quand on a besoin d'aller vite ...
Sur la colonne centrale du trépied
Peu de trépied offre cette possibilité pourtant extrêmement pratique - voir page trépieds et embases de mise à niveau . Il suffit de desserrer une seule vis, sur le côté ou sous la colonne centrale, pour déverrouiller la colonne centrale qui peut alors s'incliner sur 15° en moyenne. Il est alors très facile de placer sa tête panoramique parfaitement à l'horizontal. On place un niveau à bulle double axes sur la base de la rotule et le tour est joué !
Les trépieds Gitzo de la série LVL offre cette possibilité. Imaginez quand cette qualité est couplée à la légèreté et la stabilité du carbone ! Enfin, les trépieds Manfrotto, on maintenant à leurs catalogues deux colonnes centrales réf. 555B et 556B adaptables pratiquement à l'ensemble de leur gamme. Ces colonnes centrales, qui peuvent monter et descendre sur 20/30 centimètres, possèdent une demi-boule de 50 mm de diamètre et d'un niveau à bulle placée au sommet des dites colonnes. Le verrouillage/déverrouillage s'effectue à l'aide d'une poignée située à l'extrémité inférieure de la colonne centrale.
Conseil : non seulement c'est plus pratique mais en plus cela ne prends pas de place sur la photo du nadir. L'empreinte au sol est minimale comme nous le verrons plus loin...
Sur une platine de mise à niveau
Il en existe plusieurs sur le marché. Manfrotto en a confectionné plusieurs : la base de mise à niveau réf. 338, pratique mais lourde et encombrante et la boule de mise à niveau, réf. 438. C'est moins pratique et toujours lourd pour ce que c'est. En revanche, par sa largeur imposante, cela permet une grande stabilité mais est pratiquement à proscrire dans le cas de la prise de vue de visite virtuelle car leur largeur imposante se voit un peu trop sur la photo du nadir. C'est pourquoi, l'embase EZ-Leveler-II est intéressante car elle est de petite taille et donc parfaitement compatible avec les têtes Nodal Ninja. Pour mettre à niveau la rotule panoramique, il suffit de jouer avec les trois vis placées à 120°. Aujourd'hui, je privilégie tout de même la solution de la colonne centrale inclinable.
Fixation de l'appareil photo à la pupille d'entrée
Pour réaliser un assemblage parfait à - presque ! - tous les coups, il faut une combinaison de deux choses :
-
il est vivement conseillé de placer son appareil photo au point de rotation idéal en tenant compte de la focale utilisée (et, je le rappelle, de ne pas changer la mise au point pendant la série). Il est courant de parler de point nodal pour le nommer mais il s'avère que ce n'est pas exact. Le terme exact est la pupille d'entrée...
-
Et il est indispensable de photographier avec un objectif ayant très peu de distorsions optiques en moustaches.
Pour placer l'appareil photo idéalement, on le fixe sur une tête panoramique dite sphérique - photo ci-contre - comme on l'a vu page précédente : les têtes panoramiques et comme je l'explique sur la page consacrée à la pupille d'entrée.
Astuce ! lors de projet gigapixels, avec de longues focales, il n'est pas aussi nécessaire d'être à la pupille d'entrée mais de toutes façons, la pupille d'entrée se trouve souvent prêt du point de fixation du téléobjectif.
Page suivante, nous allons étudier la mesure de la lumière dans le cas particulier de la création de visites virtuelles sur 180 x 360° : la mesure de le lumière 
Apprenez la photo panoramique en DVD

"Apprendre la photo panoramique avec Kolor Autopano " - Version 2011 - Introduction à la création de visite virtuelle.
Réédition ! Arnaud Frich - DVD de formation - 6 heures - 2011 © Elephorm, Le Bourget du Lac.
Dans cette réédition de mon DVD dont la première version datait de 2008, je vous guide en vidéo afin de maîtrisez tous les aspects de la prise de vue panoramique avec la dernière version d'Autopano Giga. "Apprendre la photo panoramique avec Kolor Autopano" est disponible chez Elephorm.com. En savoir plus 
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